
Croissance négative au deuxième trimestre de cette année (-0,3%), baisse du pouvoir d'achat en 2007 selon l'Institut National de la Consommation (-0,4%), chômage qui repart à la hausse alors que la précarité n'a jamais cessé de progresser, déficit record du commerce extérieur, mauvaises performances générales de l'économie depuis plus de 25 ans...Que fait-on ? On continue ou on se décide enfin à changer en profondeur ?
Quel choix décidons-nous de faire ? De continuer, comme on le fait depuis des décennies, de faire confiance à bonnet blanc UMP et blanc bonnet PS, de continuer à écouter les recommandations de nos "experts" en économie, docteurs ès libéralisme, tellement calés dans leur domaine qu'ils ont fini par nous mener au bord du précipice ?...
On continue à aller encore plus loin dans l'édification d'une Europe de Bruxelles toute engluée dans son arrogance, son dogmatisme, et ses vieilles recettes ultralibérales et libre-échangistes ? Voilà 25 ans qu'on nous demande (ou plutôt qu'on nous sommes) d'aller toujours plus loin dans cette voie, et voilà 25 ans que nous coulons, que la morosité gagne du terrain, quand nos partenaires européens, notamment au sein de la zone euro, Italie et Allemagne, plongent avec nous...-0,3% de croissance pour l'une, -0,5% pour l'autre. Beau résultat ! Un joli record du monde...détenu depuis 25 ans...
En cette rentrée, nous posons la question.
On peut continue de s'entêter. On peut même se convaincre que les résultats viendront quand nous aurons appliqué à fond les préceptes du libéralisme le plus parfait, quand notre Etat se sera débarrassé de ses derniers instruments de régulation, qu'il aura fini de tout privatiser (La Poste attend son tour, la SNCF suivra), que l'Europe aura imposé son grand marché unique dans tous les domaines, services compris, que les personnes circuleront parfaitement librement et que chacun pourra venir faire concurrence aux travailleurs locaux, que le libre-échange aura triomphé des dernières poches de résistance, culture et agriculture en tête, bref quand la mondialisation débridée, aidée par son relais Bruxelles, aura partout et dans tous les domaines imposé ses lois.
On peut le croire, on peut le dire, l'écrire, le défendre.
Mais un peu de bon sens, un peu de recul sur les deux décennies que nous venons de vivre doivent nous amener à y réfléchir à deux fois.
Plus nous nous engageons dans cette voie, celle du Système, celle de l'UMP, du PS ou du Modem, plus nous perdons, et plus on nous dit qu'il faut encore attendre, que les fruits de cette politique viendront...on attend, et on meurt.
Il est encore temps de changer. Il est toujours temps de changer. Il ne tient qu'à nous de ne plus suivre les apprentis sorciers qui nous conduisent droit dans le mur, sûrs d'eux et de leur science. Il est possible de rompre avec l'Europe de Bruxelles. Les élections européennes de juin 2009 seront la prochaine occasion de le faire !
(source le vrai débât)