Lundi 2 juin 2008 1 02 /06 /Juin /2008 15:02




Nous le savions déjà. Mais cette fois-ci, plus aucun doute possible : le PS est bien mort
, il n'incarne plus rien, et ne représentera plus jamais un espoir pour le pays.

Regardons en effet le spectacle qu'il nous offre en ce moment.
D'abord, sur la forme, une éternelle bataille de personnes
, qui toutes rêvent à la présidentielle de 2012...dans 4 ans...il faut dire que l'élection d'un Nicolas Sarkozy, manifestement médiocre, a donné beaucoup d'espoirs aux médiocres : si celui-ci y est arrivé, pourquoi pas eux ?...
Pour l'heure, le combat oppose essentiellement Royal et Delanoé, mais déjà Aubry, DSK et Moscovici pointent le bout de leur nez.
C'est écrit. Préparons-nous à subir pendant les quatre prochaines années ces petites chamailleries sans intérêt, à l'instar de la période 2006/2007.

Sur le fond ensuite, le PS a définitivement prouvé son inutilité, à travers les récents propos de Bertrand Delanoé, qui a vanté les mérites du libéralisme, reprochant à Nicolas Sarkozy d'être "antilibéral"...
Face à lui, Royal, dont désormais nous savons ce qu'il faut en penser. Mais aussi DSK, plus libéral que moi tu meurs. Et Aubry, la nouvelle star montante de la rue de Solférino, qui n'a jamais fait preuve non plus d'une réelle volonté de transformation de la société, votant tous les Traités libéraux européens, et ayant appartenu à des gouvernements qui ont privatisé et libéralisé plus que de raison.

Il reste la gauche du PS nous dira-t-on, la faction mélenchoniste, dont les votes sur l'Europe et les réformes libérales ont toujours été opposés à ceux de la maison mère. Certes. Plusieurs fois sur ce site nous avons expliqué qu'effectivement ce courant du PS n'avait rien à voir avec ce que le parti était devenu, qu'il ne se confondait pas avec le Système UMPS Modem, incarnant avec d'autres mouvements "la gauche de transformation".

Mais ne nous leurrons pas. Ce qu'il est convenu d'appeler "l'aile gauche du PS" ne sera plus jamais majoritaire au sein du parti. La boboïsation des militants, la domination du cartel des libéraux et son ominiprésence médiatique ne permettront jamais à ce courant d'imposer sa ligne au parti socialiste.

Dans le fond, Jean-Luc Mélenchon lui-même le sait bien. Mais par fidélité pour son engagement dans le parti, par nostalgie du "poing et de la rose", comme il le dit souvent, il n'est pas prêt à franchir le rubicon et à quitter le PS, au risque d'être instrumentalisé en servant de caution antilibérale à un parti complètement rallié à la mondialisation débridée.

Espérons que Mélenchon et ses amis changeront un jour d'avis, et le plus vite possible, en quittant le PS pour fonder autre chose. Espérons qu'ils contribueront à la clarification des clivages.

Dans tous les cas, le parti socialiste n'a plus aucune raison d'être. Il ne sert qu'à créer l'illusion d'une alternance au sein d'un Système qui vérouille tout. La meilleure des choses à faire est de ne plus voter pour lui, et d'ouvrir les yeux de ceux qui pourraient encore se laisser flouer.

Le PS fera à coup sûr beaucoup de bruit médiatique pendant les prochaines années. On nous rebattra les oreilles de ses luttes internes. On nous fera même sans doute croire que les différents candidats défendent des lignes idéologiques en opposition.
Mais nous ne nous laisserons pas prendre.
Si certains d'entre nous ne savent pas encore vers où exactement regarder, une chose est sûre : pas dans la direction du PS, de l'UMPS, qui ne représente plus aucun espoir.
(Source le vrai débât)


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Mardi 27 mai 2008 2 27 /05 /Mai /2008 15:00


Concurrent officieux de Ségolène Royal à la tête du Parti Socialiste et, aujourd’hui déjà, moins maire de Paris que postulant à la candidature à l’élection présidentielle de 2012, Bertrand Delanoë sort un livre très riche d’enseignement sur son positionnement politique, et par là-même, sur la vérité des clivages politiques actuels.

 

Ironiquement intitulé « de l’audace ! », l’ouvrage constitue un aveu puissant de la collusion parfaite du programme de ce que l’on ose encore appeler en France la gauche avec celui de la droite umpiste. Faisant preuve d’une liberté de ton que l’on ne peut que saluer tant elle contribue à la clarté des positionnements politiques, Delanoë indique que "le libéralisme est d'abord une philosophie politique de la liberté et qu’à gauche, nous sommes les défenseurs de liberté, y compris dans le domaine économique ». Signe de la confusion totale qui naît d’une tentative de distinction entre l’action sarkozyste et ce que pourrait être une politique socialiste à l’heure actuelle, le maire de Paris taxe le président de la République de "profondément antilibéral". Quand on pense d’un côté à la liquidation de la puissance étatique à laquelle se livre le pouvoir en place, au détricotage des acquis sociaux qu’il se plait à mettre en œuvre, à son profond respect pour les dogmes ultralibéraux bruxellois dont il ne s’éloigne pas d’un millimètre, et quand on voit de l’autre côté que ce n’est pas encore assez pour Bertrand Delanoë, on mesure à quel point il n’y a plus l’ombre d’un début de commencement de distance entre l’UMP et le PS. Parfaitement interchangeables, ces partis pourraient gouverner main dans la main.

 

Remercions le maire de Paris de cet aveu. Après celui de Nicolas Sarkozy, ardent partisan de l’ouverture de son gouvernement à des ministres de gauche, il est une preuve de plus apportée aux Français de l’hypocrisie totale que représente le clivage gauche–droite. L’enfumage médiatique et le manque d’intelligence politique collective font que le clivage gauche-droite continue d’exister dans la tête des Français. Et la situation actuelle est bien paradoxale : on clame de toute part l’identité des valeurs et des programmes des deux camps, tout en continuant cette représentation théâtrale et factice d’une opposition entre deux systèmes différents.

 

Pour terminer, reprenons quelques unes des sorties les plus révélatrices de Delanoë dans son bouquin : "Pour être un bon socialiste désormais, il faut être un bon manager", écrit-il.

Le maire de Paris se dit aussi partisan des méthodes du management privé dans les structures publiques, où doit prévaloir "une culture de l'entreprise". Dans la ligne du "socialisme de la performance" préconisé par Jean-Marc Ayrault, il propose de gouverner en se fixant des objectifs sociaux chiffrés" (logements sociaux, RMistes, etc). Il ne renie même pas le mot de flexibilité car "il faut briser les idoles, c'est la condition de la pensée libre !". Merci Bertrand !  (source le vrai débât)


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Mardi 27 mai 2008 2 27 /05 /Mai /2008 10:57

On a tout dit à propos de la révolte, ô combien justifiée, des pêcheurs et à propos de Bruxelles à qui nos dirigeants ont donné le droit de faire la loi et la misère chez nous. 

Il n'en demeure pas moins que le numéro de Sud-Ouest du 20 mai dernier m'a fait bondir. Côte à côte, deux articles, l'un expliquant que nombre de pêcheurs mangeaient et dormaient sur leur navire, faute de pouvoir encore payer un loyer, l'autre qu'un salaire annuel de 300000 euros dans le rugby français était devenu chose courante pour les meilleurs joueurs.

Or, ces salaires pharamineux payés par les clubs sportifs, d'où viennent-ils ? Du produit de la publicité  payée par TOUS les consommateurs, sportifs ou pas,   de la vente de produits dérivés comme les tee-shirts, payés par l'amateur, du sponsoring des entreprises, payé par les salariés qui voient ainsi leur fiche de paye diminuer au profit des clubs sportifs, et des subventions des collectivités, payées par tous les contribuables ...  

On peut aussi relever les revenus des acteurs, chanteurs et autres stars : est-il pensable qu'un seul homme perçoive en un an plus de 3 millions d'euros, comme Daniel Auteuil ? Que peut-il en faire ? Argent payé, aussi, en partie par le contribuable, qui finance, via sa redevance et la publicité les contributions des chaînes de télévision au cinéma français et qui est obligé de limiter ses sorties au cinéma... trop chères.

Evidemment, les PDG des multinationales, les golden-parachutes, les retraites dorées des patrons de banques, entreprises etc. sont du même tabac : puisque les superstars du CAC 40 perçoivent entre 2 et 3 millions d'euros  par an, hors stock-options... prises sur le dos des salariés mal payés et sur le prix des produits achetés par les consommateurs.


On me répondra que c'est une fatalité, qu'on ne peut l'empêcher sauf à faire fuir des gens capables de notre pays. 

Je demanderai s'il est pensable de laisser une société comme la nôtre se développer. Cela me rappelle furieusement 1789 : d'un côté des gens qui bossent comme des fous, qui ont de moins en moins de droits et de protection, de l'autre une élite qui croule sous l'argent, les possessions, les pouvoirs et les privilèges de toutes sortes. 

Le but de la politique, c'est de penser la société, c'est de proposer un projet de société propre à rendre la vie meilleure pour un maximum de citoyens, or, je ne vois ni n'entends personne, à gauche ni à droite, proposer des pistes de réflexion pour que chacun vive correctement et pour que l'argent contribue à restaurer des valeurs : peut-être que lorsque un chirurgien qui fait des miracles gagnrera plus qu'un homme qui court derrière un ballon, les Français et leurs enfants retrouveront le goût de l'effort, celui de la décence et celui du bien commun et de la solidarité, le sens de ce que les Anciens appelaient la Vertu..  
Christine TASIN  membre du MRC

Par Christine TASIN
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Lundi 26 mai 2008 1 26 /05 /Mai /2008 17:40

Fête des Cerises, 17 mai 2008

Commémoration de la Commune de Paris

Allocution de Georges SARRE

 

Chers amis, chers camarades,

 

 

Nous sommes réunis, ici, comme chaque année, le samedi qui précède le triste anniversaire de la « semaine sanglante », pour commémorer la Commune de Paris, les communards.

 

C’est une coutume, une tradition pour notre mouvement ; elle ne relève pas du rituel passéiste ; elle s’inscrit dans notre message contemporain.

 

Que disait hier, ce petit peuple qui s’insurgea, ici, dans l’Est parisien, sur le plateau d’Avron, les hauteurs de Belleville, la butte Montmartre ou à Ménilmontant ? Il disait son patriotisme contre la veulerie d’une majorité de la grande bourgeoisie ; une bourgeoisie qui s’était résolue à brader la France dans un accord de paix avec l’occupant prussien.

 

Car ce « parti de l’ordre » au pouvoir, le parti de Thiers, c’était bien, objectivement, le parti du renoncement. Il ne l’était pas par principe ; il l’était par logique de classe. Les grands bourgeois, de l’Ouest parisien et de Province, ont, pour beaucoup, bradé la France, parce qu’ils étaient, avant tout, attachés à leurs biens personnels. L’intégrité du territoire national leur importait moins que la préservation de leurs domaines et de leurs fortunes. La souveraineté de la France ne méritait pas le combat ; et peut-être même n’étaient-ils pas fâchés, pour certains, royalistes et conservateurs, que cette souveraineté fût abîmée, dès lors que, de plus en plus, depuis 1792, la Première, puis la Deuxième République en 1848, cette souveraineté nationale devenait aussi souveraineté populaire ! Odieux petit peuple d’ouvriers, d’artisans, de petits commerçants, nombreux, et donc menaçants, qui, d’insurrections en conquêtes politiques, s’invitaient à la table du pouvoir ! Et puisque l’Empire avait chu, puisque la République était à nouveau proclamée, s’il fallait que l’armée prussienne fût l’instrument qui contînt le peuple, alors, va pour l’armée prussienne !

 

Oui, le « parti de l’ordre », le parti de Thiers, les Versaillais, étaient bourgeois avant que d’être français, et, de l’autre côté des barricades, la Commune était socialiste en même temps que patriote !

Car c’est à la fois la reddition nationale et la régression sociale qu’ont rejetées les Communards. C’est à la fois la domination de l’Empire Allemand proclamé dans la galerie des Glaces à Versailles, et la suppression, décidée, elle aussi, à Versailles, du moratoire sur les effets du commerce, des loyers et des dettes, qui mettait 100.000 à 200.000 personnes sur la paille.

 

Oui, le parti de la domination sociale était le parti du compromis, et le petit peuple avait ses armes et son patriotisme pour défendre jusqu’à sa survie alimentaire.

Oui, la Commune est l’un de ces nœuds gordiens de l’Histoire qui démontrent que patriotisme et socialisme bien compris sont l’endroit et l’envers d’une même médaille, celle de la République, de la République sociale.

 

Alors bien sûr, certains Communards étayaient leur révolte sur une pensée politique plus construite que d’autres, mais les ressorts social et patriote étaient bien là pour tous. Pour certains, le socialisme est déjà pensé. Songeons à Eugène Varlin, fils de paysans pauvres, artisan relieur à Paris, qui participe dès 1869 à la création de la Fédération Parisienne des Sociétés Ouvrières, celle qui donnera plus tard naissance à la C.G.T.. Il avait déjà, avec Malon, prôné pour l’élection législative de 1869 la nationalisation des banques, des assurances, des mines, des chemins de fer… Varlin, qui faisait bouillir gratuitement ses marmites pour les pauvres, participa à la prise de la place Vendôme… et fut fusillé.

 

Mais la Commune, avant d’être réprimée dans le sang, mit en œuvre, en deux mois, des réformes sociales des plus avancées. Elle organisa la solidarité en distribuant des pensions aux veuves, aux orphelins, en instaurant la vente publique de nourriture bon marché ; elle mit en place le salaire minimum, l’enseignement laïc, et même, dans certains arrondissements comme le XXe, gratuit. Bref, la Commune est l’expérience de la plupart des réformes républicaines et socialistes qui seront peu à peu conquises au fil des décennies suivantes.

 

Ce mouvement, ces progrès, ont été bâtis par ce que l’on pourrait appeler la gauche. Mais d’abord par une majorité sociale. C’est cette masse du « petit peuple », dont l’unité tenait à la convergence sociale et au patriotisme, qui imposa la Commune. Les jacobins, dont nous sommes d’une certaine manière les héritiers, composèrent avec les radicaux, les blanquistes ou les proudhoniens ! Les divergences, importantes, furent dépassées fasse à l’ennemi.

 

Parce qu’il y avait un cap, parce qu’il y avait une substance patriote, parce qu’il y avait une majorité sociale.

 

Chers amis, chers camarades, oui, la Commune s’inscrit dans le message contemporain que porte le Mouvement Républicain et Citoyen. Demain, nous conquerrons les leviers du pouvoir ; demain, nous ferons les réformes sociales dont la France a besoin, si aujourd’hui, nous, Mouvement Républicain et Citoyen, sommes capable de donner à la gauche une substance patriote et l’envie de rassembler, des ouvriers aux fonctionnaires, aux artisans, aux commerçants, aux employés, aux petits patrons, une large majorité sociale.

 

C’est cela, je le crois, le « grand parti de la gauche » que nous appelons de nos vœux avec Jean-Pierre CHEVENEMENT.

 

Et c’est avec lui, je l’espère, que nous pourrons démontrer qu’Eugène Pottier, l’auteur de l’Internationale, avait raison d’écrire, en 1886, peu avant sa mort : «Tout ça n'empêche pas, Nicolas, que la Commune n'est pas morte... »

 

Qu’on se le dise, surtout un certain… Nicolas !

 

Vive le socialisme, vive la République sociale, vive la Nation !

 

 


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