
Nous le savions déjà. Mais cette fois-ci, plus aucun doute possible : le PS est bien mort, il n'incarne plus rien, et ne représentera plus jamais un espoir pour le pays.
Regardons en effet le spectacle qu'il nous offre en ce moment.
D'abord, sur la forme, une éternelle bataille de personnes, qui toutes rêvent à la présidentielle de 2012...dans 4 ans...il faut dire que l'élection d'un Nicolas Sarkozy, manifestement
médiocre, a donné beaucoup d'espoirs aux médiocres : si celui-ci y est arrivé, pourquoi pas eux ?...
Pour l'heure, le combat oppose essentiellement Royal et Delanoé, mais déjà Aubry, DSK et Moscovici pointent le bout de leur nez.
C'est écrit. Préparons-nous à subir pendant les quatre prochaines années ces petites chamailleries sans intérêt, à l'instar de la période 2006/2007.
Sur le fond ensuite, le PS a définitivement prouvé son inutilité, à travers les récents propos de Bertrand Delanoé, qui a vanté les mérites du libéralisme, reprochant à
Nicolas Sarkozy d'être "antilibéral"...
Face à lui, Royal, dont désormais nous savons ce qu'il faut en penser. Mais aussi DSK, plus libéral que moi tu meurs. Et Aubry, la nouvelle star montante de la rue de Solférino, qui n'a jamais
fait preuve non plus d'une réelle volonté de transformation de la société, votant tous les Traités libéraux européens, et ayant appartenu à des gouvernements qui ont privatisé et
libéralisé plus que de raison.
Il reste la gauche du PS nous dira-t-on, la faction mélenchoniste, dont les votes sur l'Europe et les réformes libérales ont toujours été opposés à ceux de la maison mère.
Certes. Plusieurs fois sur ce site nous avons expliqué qu'effectivement ce courant du PS n'avait rien à voir avec ce que le parti était devenu, qu'il ne se confondait pas avec le Système UMPS
Modem, incarnant avec d'autres mouvements "la gauche de transformation".
Mais ne nous leurrons pas. Ce qu'il est convenu d'appeler "l'aile gauche du PS" ne sera plus jamais majoritaire au sein du parti. La boboïsation des militants, la domination du
cartel des libéraux et son ominiprésence médiatique ne permettront jamais à ce courant d'imposer sa ligne au parti socialiste.
Dans le fond, Jean-Luc Mélenchon lui-même le sait bien. Mais par fidélité pour son engagement dans le parti, par nostalgie du "poing et de la rose", comme il le dit souvent, il
n'est pas prêt à franchir le rubicon et à quitter le PS, au risque d'être instrumentalisé en servant de caution antilibérale à un parti complètement rallié à la mondialisation débridée.
Espérons que Mélenchon et ses amis changeront un jour d'avis, et le plus vite possible, en quittant le PS pour fonder autre chose. Espérons qu'ils contribueront à la clarification des
clivages.
Dans tous les cas, le parti socialiste n'a plus aucune raison d'être. Il ne sert qu'à créer l'illusion d'une alternance au sein d'un Système qui vérouille
tout. La meilleure des choses à faire est de ne plus voter pour lui, et d'ouvrir les yeux de ceux qui pourraient encore se laisser flouer.
Le PS fera à coup sûr beaucoup de bruit médiatique pendant les prochaines années. On nous rebattra les oreilles de ses luttes internes. On nous fera même sans doute croire que les
différents candidats défendent des lignes idéologiques en opposition.
Mais nous ne nous laisserons pas prendre.
Si certains d'entre nous ne savent pas encore vers où exactement regarder, une chose est sûre : pas dans la direction du PS, de l'UMPS, qui ne représente plus aucun
espoir. (Source le vrai débât)


