Lundi 18 mai 2009 1 18 /05 /Mai /2009 16:57

« Appel du 2 mai » en faveur de l’emploi

800 000 chômeurs de plus d’ici fin 2010

Il y a déjà 3,7 millions de chômeurs inscrits au Pôle Emploi et l’OFCE annonce 800.000 chômeurs supplémentaires en France d’ici fin 2010 !


Hélas, dans la lutte contre le chômage, depuis deux ans qu’il est élu, Nicolas Sarkozy n’a rien fait. Rien de sérieux ! C’est la première fois depuis 30 ans qu’une équipe arrive au pouvoir et affiche une telle désinvolture sur cette question.


Le 5 février, lors de son intervention télévisée, Nicolas Sarkozy a dit qu’il envisageait de réunir un Grenelle social. Vu la gravité de la situation, il ne suffit pas l’envisager. Il faut le faire. Et vite !

Nous, signataires de cet Appel, nous exigeons du Président de la République la convocation immédiate d’Etats généraux de l’emploi. Ces Etats généraux de l’emploi doivent rassembler tous ceux et celles qui peuvent faire des propositions contre le chômage et la précarité : syndicats, patronats, économistes, mouvements de chômeurs, collectivités, élus issus de toutes les forces politiques du pays, associations…


Pour que les résultats de ces Etats généraux soient à la hauteur des enjeux et ne déçoivent pas les citoyens, il faut que toutes les forces en présence se fixent un objectif mobilisateur et qu’elles acceptent de travailler ensemble aussi longtemps qu’il le faudra pour construire un nouveau Pacte social permettant de diviser par deux le chômage.


> Créer 2 millions d’emplois Oui, voilà l’objectif : créer 2 millions d’emplois -de vrais emplois- pour diviser par 2 le chômage, rééquilibrer le partage salaires / bénéfices et redonner du pouvoir d’achat à l’ensemble des ménages.


Le 19 février, le conseiller social de Nicolas Sarkozy, Raymond Soubie, a insisté sur le « caractère ponctuel des mesures sociales » annoncées la veille par le Président. « Ce sont des mesures pour 2009. Ce ne sont pas des mesures qui ont vocation à être reconduites. »


Nous ne pensons pas qu’on pourra sortir de la crise uniquement avec des mesures ponctuelles. Nous pensons au contraire que la crise doit être l’occasion d’un véritable sursaut collectif, l’occasion de construire un nouveau pacte social.


En 1982, à Wassenaar aux Pays-Bas, les partenaires sociaux ont pris quelques mois pour négocier un nouveau contrat social : temps de travail, formation, fiscalité, aides aux PME, code du travail, politique de recherche, indemnisation des chômeurs, financement des retraites… Tout a été mis sur la table, sereinement, afin d’arriver à un ensemble de propositions qui a permis, en quelques années, de diviser par deux le chômage et la précarité.


De même, en France, au bout de 30 ans de crise, il est temps de « prendre la taureau par les cornes » et de réunir pendant deux ou trois mois tous les acteurs concernés, afin de construire un nouveau contrat social qui permettra de diviser par deux le chômage et la précarité.

Pour atteindre cet objectif, les Etats généraux devront étudier sans tabou ni exclusive toutes les propositions présentes dans le débat public, y compris –notamment- les 7 propositions du collectif Nouvelle Donne.


Le 5 février, lors de son intervention télévisée, Nicolas Sarkozy a dit qu’il envisageait de réunir un Grenelle social. Vu la gravité de la situation, il ne suffit pas l’envisager. Il faut le faire. Et vite ! Il en va de l’avenir de notre République.

Pour signer l’appel
(souce syndicat de la magistrature)

http://www.appeldu2mai.fr/

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Lundi 18 mai 2009 1 18 /05 /Mai /2009 15:37

Jacques Sapir a accordé une interview au journal interne du PS. Mais l’entretien est passé à la trappe : l’économiste aurait eu le malheur de s’écarter de la ligne d'un parti dont il n'est pas adhérent…



(photo : James Byrum - Flickr - cc)
(photo : James Byrum - Flickr - cc)

Il parait que les think tank et, plus généralement, la consultation des intellectuels est à la mode au PS. Mais il reste quelques progrès à faire pour un véritable débat ! Qu'on en juge plutôt : l’économiste Jacques Sapir accuse de censure le journal du PS dans un long communiqué. Au cours d’un entretien accordé à L’Hebdo des socialistes,  il a eu le malheur de ne pas être en accord avec la ligne du parti à la rose.


De quoi remonter notre homme : « A la question qui me fut posée sur la possibilité de faire passer une directive européenne harmonisant les conditions sociales et rendant ainsi impossible le « dumping » social et salarial, j’ai eu le tort de répondre avec ma franchise habituelle (…) que je tenais une telle proposition pour une illusion, au mieux, et au pire une hypocrisie. (…) C’est alors que mon interlocutrice me coupe la parole pour me dire qu’il était impossible de passer dans son journal une telle réponse. Elle était certes prête à conserver la première partie de mon interview, mais en aucun cas elle ne publierait la seconde, car elle était contradictoire avec la position du PS. Quand je lui fis remarquer que, n’étant pas militant ni sympathisant de ce parti, je pouvais avoir les positions qu’il me plaisait d’avoir ce qu’elle n’était pas sans ignorer au début de l’interview, elle me répondit qu’elle n’était point là pour faire de l’information mais de la communication. (…) Je passe les détails de la – grosse – colère qui me saisit et qui ne m’a point quitté et je mis fin à l’entretien en disant que soit, elle passait la totalité de mes propos soit elle n’en passerait aucun. Ce qu’elle fit, en me disant que jamais ses “supérieurs” ne sauraient les accepter. »


Contactée, la rédaction de L’Hebdo des socialistes confirme bien que l’interview de Jacques Sapir ne passera pas. Mais pas pour les raisons invoquées par l’économiste : « C’est juste un changement de programme. Ça arrive souvent que des “trucs” sautent. On est en pleine campagne européenne et finalement on a décidé de mettre en valeur un autre sujet que le dumping social. » Et lequel ? « On ne sait pas. Ça n’a pas encore été validé… »


Aux plus anciens des lecteurs de Marianne, cela doit sûrement rappeler quelque chose...
(source Marianne 2.fr)

Publié dans : Politique Générale
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Dimanche 17 mai 2009 7 17 /05 /Mai /2009 21:25

1

Elections européennes, Circonscription Ouest :

Soutien à la liste Front de Gauche menée par Jacques Généreux

Meeting départemental Morbihan, avec Francis Wurtz et Jacques Généreux

Hennebont, 16 mai 2009

Intervention de Gwénaël Doré, Vice-Président départemental du MRC-56 et membre du

Bureau National pour les fédérations de Bretagne; ancien élu municipal de Pontivy

Merci à Daniel Gilles, vice-président du conseil régional de Bretagne, pour ses mots de présentation, et à Thierry Goyet, secrétaire départemental du PCF, pour nos échanges préparatoires à ce meeting.


Les responsables morbihannais du Mouvement Républicain et Citoyen (Jean-Michel Tanguy,
Président départemental, Jacques Henry, précédent Président du MRC 56, et moi-même), ont annoncé notre soutien public (cf. Le Télégramme, page Bretagne et Ouest-France, page Morbihan, édition du 11 mai 2009) à la liste du Front de Gauche menée par Jacques Généreux dans l’Ouest, malgré l’absence d’accord national entre le FG et le MRC et l’appel au vote blanc ou nul de son président, et Luc Foucault, maire de Séné et membre de notre mouvement, a rejoint le comité de soutien départemental. Afin d’organiser notre expression et

notre soutien au Front de Gauche constitué par le PCF et le Parti de Gauche présidé par Jean-Luc Mélenchon, et rejoint par la « Gauche Unitaire », nous avons décidé de nous regrouper au niveau national dans « République et Socialisme », association constituée au niveau national à cette occasion.


En effet, en tant que républicains, nous refusons d’encourager l’abstention ou le vote blanc. A
l’occasion de cette élection européenne, première élection nationale organisée depuis la victoire de N. Sarkozy, nous ne pouvons laisser nos concitoyens sans voix, à un moment où les luttes sociales s’opposent aux effets du capitalisme financier et mondialisé et des orientations européennes qui les ont favorisés.

1) Dans notre département, il est malheureusement aisé de démontrer la nécessité de réorienter radicalement la construction européenne :


-
la SBFM-Société Bretonne de Fonderie Mécanique, ancienne filiale de Renault (dont
vient de parler Pierre Le Ménahès, représentant syndical), confrontée à la dictature et de la volatilité de la finance, après le démantèlement d’un certain nombre d’entreprises publiques et d’outils de politique industrielle, notion honnie par la Commission Européenne,


-
Doux, (évoquée par le maire d’Hennebont, Gérard Perron) qui est la parfaite

illustration d’un libre-échange débridé et d’un dumping social et environnemental,

encouragé au niveau européen, ce qui souligne la nécessité de protection comme le propose J. Généreux qui n’hésité pas à en appeler à un « néo-protectionnisme » dans son dernier ouvrage (Le socialisme néo-moderne, page 371 et suivantes),


2

- l’abandon des services publics, en conséquence du dogme de la concurrence libre et non faussé, et contre lequel se mobilise en Centre Bretagne le Comité de défense des services publics , initiée notamment par le maire de Guémené, Christian Perron.


Nous sommes attachés au rassemblement et à l’union de la gauche, mais force est de constater
que le PS s’obstine à tourner le dos à la volonté exprimée par le peuple français lors du rejet par référendum du projet de constitution européenne en 2005 et de ses orientations libérales (ainsi, le PS revendique sa signature au Manifesto du Parti Socialiste Européen (PSE) qui traite de « réactionnaires » ceux qui s’opposent aux orientations libérales de  l’Union Européenne).


2) Dans cette campagne, nous entendons affirmer les grandes orientations et propositions du
MRC et de son président, J-P. Chevènement, en faveur d’une politique de progrès et visant à gagner l’adhésion du peuple :

- le caractère stratégique de la souveraineté nationale, support toujours actuel de la souveraineté populaire et de la démocratie - dans le prolongement du Conseil National de la Résistance
– et ressort pour réorienter durablement la construction européenne :
l’Europe, constituée d’une trentaine de nations, doit reposer sur la coopération des

peuples et des Etats et ne doit pas être un instrument qui les « cadenasse » !

- la nécessité de réformes profondes des institutions et règles européennes : Pacte de croissance et d’emploi (à la place de l’actuel Pacte de stabilité), réforme des statuts de la BCE au service de ces objectifs et fin de son indépendance, Gouvernement économique de la zone euro, facilitation des coopérations entre Etats, Traité social…

- le co-développement, en premier lieu avec le continent africain, condition pour régler durablement la question des sans-papiers.


En tant que gauche républicaine, nous souhaitons dès ces européennes contribuer à une
dynamique de refondation et de rassemblement de la gauche sur de nouvelles bases, en partant du non au référendum sur la constitution européenne en 2005 et au traité de Lisbonne.


C’est aussi la seule voie pour faire pression sur le PS, afin qu’il adopte un projet de rupture
pour 2012.


3) Enfin, notre soutien est renforcé par des considérations plus locales et personnelles :


-
la qualité de vos élus locaux, et en premier lieu de vos maires (Hennebont, Auray,

Quéven, Guéméné…), qui démontrent qu’on peut être bon gestionnaire et bon militant aux côtés des travailleurs,


-
la personnalité de Jacques Généreux, secrétaire national du Parti de Gauche, reconnu
pour la qualité pédagogique de ses ouvrages d’économie qui ont formé des générations d’étudiants, ce qui souligne qu’on peut être un bon professionnel sans renoncer à ses engagements et à ses idées,


-
enfin, le travail exemplaire au Parlement Européen de Francis Wurtz, qui est un

modèle de député européen et que nous avons le plaisir de revoir aujourd’hui dans le Morbihan.


Pour toutes ces raisons, il faut voter « généreusement » pour le Front de Gauche le 7 juin
prochain.

Publié dans : LE MRC
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Dimanche 17 mai 2009 7 17 /05 /Mai /2009 19:24




Si le Modem remporte la palme de
l'mposture dans ces élections européennes, en dénonçant férocement ce qu'il construit lui-même, la liste "Europe écologie" menée par Daniel Cohn Bendit mérite un zéro pointé.
Le degré zéro de la politique, l'anti-débat résument bien ce qu'on y trouve.

Nous sommes partis d'un constat de bon sens : les deux têtes de liste d'Europe écologie ne sont d'accord sur rien. Daniel Cohn Bendit est un européiste convaincu, il a tout voté, il a soutenu de toutes ses forces la Constitution européenne et son copié-collé le Traité de Lisbonne. José Bové lui était clairement du côté du NON. Fervent militant dans les comités antilibéraux, il était très critique à l'égard du Système euro-libéral que Daniel Cohn Bendit a construit avec d'autres. Il a dénoncé en 2008 le passage en force antidémocratique du Traité de Lisbonne.
Quant à Eva Joly, nous n'avons toujours pas bien compris ce qu'elle faisait sur cette liste, si ce n'est apporter un surplus de notoriété médiatique.

Nous étions donc curieux de voir ce qu'avait à dire la liste Europe écologie pour tenter de dépasser, si c'est possible, l'opposition frontale entre Daniel Cohn Bendit le mondain libéral et José Bové le paysan altermondialiste.

Et bien rien. Sur le site d'Europe-écologie, dans les interventions des candidats, rien.
Pas un mot sur ces divergences, et aucune proposition. Le sujet embarrasse, il est donc tout simplement mis de côté, passé sous silence.


IL n'aborde donc à aucun moment la question pourtant fondamentale du Traité de Lisbonne, des directives qui constituent près de 80% des lois votées en France.
Il se résume à une succession de bons sentiments écologistes : "une transformation écologique de l'économie", "la protection de la biodiversité", et même "un nouveau rêve européen", sans qu'on nous explique si ce rêve passe par Lisbonne ou pas...

Au-delà de ces quelques slogans il n'y a rien, aucune cohérence intellectuelle.
Comment concilier l'écologie avec un système de libre-échange profondément anti-environnemental, dans la mesure où il consiste à produire à l'autre bout de la planète ce qu'on consomme ici ?
La liste Europe-écologie élude le problème, et n'en dit pas un mot. Tout simplement parce qu'une position sur ce sujet l'aurait obligée à en avoir une autre sur le Traité de Lisbonne et la réglementation européenne, qui précisément interdit toute entrave au libre-échange mondial.

Quid par ailleurs des services publics, du pouvoir d'achat, de l'euro, des délocalisations ? Rien non plus. Pour les mêmes raisons. Avoir une position oblige à trancher entre deux modèles parfaitement contradictoires, incarnés dans deux têtes de liste d'accord sur rien.

Pour un siège à Strasbourg, parce qu'on ne parvient pas à saisir d'autres motivations, Daniel Cohn Bendit et José Bové ont fait le choix de l'union, espérant capter sur leurs noms des électeurs très divers, tout en misant sur l'excellente image dont jouit dans l'opinion le discours écologiste.
 Ils ont fait l'union sans en assumer les conséquences, préférant enfumer au lieu d'expliquer.

C'est bien ce qu'on appelle le degré zéro de la politique, celui qui ne permet pas le débat démocratique. Espérons que le 7 juin dans les urnes, les électeurs auront repéré l'arnaque.

(source le vrai débat)


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Samedi 16 mai 2009 6 16 /05 /Mai /2009 20:24

 Le Parti socialiste reste totalement noyé dans l’eurolibéralisme

C’est à Toulouse, le 24 avril, que Martine Aubry, la première secrétaire du PS, a tenu son premier discours de campagne. On peut en faire les cinq observations suivantes :


- Une écrasante domination du thème anti-sarkozyste dans l’argumentation du PS.

Certes, il faut faire de cette élection européenne une sorte de référendum anti-Sarkozy, d’autant que le président des la République la présente lui-même comme un plébiscite sur sa personne. Mais il faut aussi parler d’Union européenne et d’Europe ! C’est parce que le PS est d’accord sur le fond (traité de Lisbonne) avec les autres partis pro-système (UMP, MoDem et liste Europe Ecologie), qu’il préfère accentuer sa critique de Sarkozy au point d’en oublier la nature de l’élection à venir…


- Une ambigüité savamment entretenue sur les rapports entre le PS et le MoDem de François Bayrou.


François Hollande, ancien premier secrétaire du PS, dans L’Express (16 avril 2009), se propose de « clarifier les convergences et les divergences » avec le MoDem. François Rebsamen de son côté, sénateur maire PS de Dijon et proche de Ségolène Royal, est favorable à un « dialogue » avec le MoDem autour d’un « programme partagé » en vue de 2012 (Le Figaro, 4 mai 2009). Quant à Laurent Fabius, il juge Bayou « très timide » en matière économique et sociale (Le Figaro, 4 mai 2009), alors que Bayrou est un libéral pur sucre ! La voie ouverte par Michel Rocard (Le Monde, 14 avril 2007), avant le premier tout de la présidentielle, semble s’être élargie puisqu’il plaidait à l’époque pour une « alliance sincère et constructive » entre Mme Royal et M. Bayrou, puisque, selon lui, « rien d’essentiel ne sépare plus en France les sociaux-démocrates et les démocrates sociaux, c’est-à-dire les socialistes et les centristes ». aux municipales de 2008, dans quelques grandes villes, des alliances entre le PS et le MoDem s’étaient nouées (parfois même avec le PCF !), notamment à Dijon, Grenoble et Lille (au deuxième tout).


Devant cette avalanche de politique politicienne, Martine Aubry se tait. Elle devrait pourtant rappeler le texte voté par le PS le soir de son élection comme première secrétaire du PS, qui disait : «  Notre stratégie est celle du rassemblement de la gauche […] nous refusons toute alliance avec le MoDem, qui prône aujourd’hui une politique économique et sociale qui se situe aux antipodes de nos orientations ». Elle devrait donc rappeler clairement qu’aucun dialogue n’est à envisager avec François Bayrou qui est quelqu’un faisant partie du dispositif des classes dirigeantes et qui doit être combattu. Le seul fait que le PS considère Bayrou comme un opposant de Sarkozy (ce qu’il est mais pour prendre la place, pas pour changer le système) conforte Bayrou dans son statut. Martine Aubry laisse donc croire que l’on peut réorganiser la vie politique autour du centre. C’est le signe de l’échec du social-libéralisme du PS et de son refus de revenir à gauche. Cette stratégie éventuelle du PS est parfaitement illusoire, car Bayrou ne veut pas d’alliance qui lui lierait les mains. Son seul objectif est d’être présent au deuxième tour de la présidentielle de 2012 face à Sarkozy et de créer une situation pour qu’une partie significative de l’électorat de gauche vote pour lui. Mais pour que ce schéma fonctionne, Bayrou a besoin de maintenir le PS dans une opposition molle et sur des bases social-libérale. Si le PS adoptait une politique de gauche, le mythe Bayrou s’effondrerait. D’ailleurs, Bayrou le dit lui-même : « Je récuse tout alignement. Je ne ferai pas de programme commun ni d’accord d’appareil » (Paris Match, 7 mai 2009).


- Des génuflexions devant l’unité des socialistes européens.


Il n’y a vraiment pas de quoi, car les socialistes européens n’ont même pas le même candidat à la présidence de la Commission, certains partis socialistes ou social-démocrates soutenant Monsieur Barroso ! Martine Aubry a mis en avant le « programme commun » du PSE pour « changer le cours de l’Europe ». Mais comment est-il possible de « changer le cours de l’Europe » lorsqu’on est d’accord avec le traité de Lisbonne ?


- L’illusion de pouvoir « changer l’Europe » à partir du Parlement européen.


Selon le PS, « Pour changer l’Europe, il faut une majorité de gauche au Parlement européen » (L’Humanité, 27 avril 2009). Au meeting de Toulouse il a même été affirmé qu’ « une victoire de la gauche au Parlement européen le 7 juin permettrait donc, dans les 100 premiers jours de la législature, la mise en œuvre de 7 mesures pour lutter contre la récession et le chômage de masse et afin de préserver la cohésion sociale. » Ainsi dans la déclaration adoptée à Toulouse à propos des enjeux des élections européennes ont peut lire l’ahurissante analyse suivante : « L’Union européenne doit changer de cap sans plus attendre. C’est la raison pour laquelle nous demandons instamment aux citoyens européens de voter lors des élections européennes du 4 au 7 juin. Si vous ne votez pas, d’autres prendront les décisions à votre place. […] Au Parlement européen, le PPE et la droite ont eu leur majorité. Nous voyons bien ce qu’ils en ont fait. C’est pourquoi notre objectif est de devenir le premier groupe au Parlement européen afin d’amener les changements fondamentaux dont l’Europe a si urgemment besoin. […] Les élections européennes du 4 au 7 juin seront l’occasion pour les citoyens d’Europe d’exercer leur droit démocratique afin de déterminer quel sera le cours futur de l’Union européenne. » Incroyable ! Croient-ils eux-mêmes à ces assertions ? Car pour changer l’Europe il faut changer les traités (on ne peut pas changer l’Europe avec les traités actuels) ; or le Parlement européen est obligé d’agir dans le cadre des traités sans pouvoir les changer. C’est une véritable tromperie des citoyens : le Parlement européen ne peut pas changer le cours de l’Union européenne.


- Le maintien du cap sur le traité de Lisbonne.


Les socialistes français disposent de plusieurs textes fondamentaux pour la campagne des élections européennes :

-  Le Manifeste du PSE (Le Manifesto) adopté le 1er décembre 2008 par les leaders des partis socialistes, sociaux-démocrates et travaillistes d’Europe.

-  Un texte intitulé « Donner une nouvelle direction à l’Europe » adopté le 12 mars 2009 par les militants socialistes français pour « enrichir le manifeste européen, avec nos spécificités, notre approche des problèmes mais aussi certaines de nos réponses ».

-  Une déclaration commune intitulée « 100 jours pour changer l’Europe : les premières mesures proposées par le PSE » adoptée à Toulouse le vendredi 24 avril, affichant 7 priorités.

Les lieux communs, niaiseries et autres hypocrisies pourraient remplir un annuaire dont quelques morceaux de choix peuvent être cités :

- « Une directive sacralisant les services publics ». Mais le PS soutien le traité de Lisbonne dont l’objectif est de pulvériser les services publics !

- « Ce n’est pas l’économie sociale de marché qui a échoué, mais le capitalisme qui a oublié le social » (Frantz MÜntefering, président du SPD allemand). Ah bon ? Le capitalisme, un jour, avait intégré « le social » ?

- « Cette crise n’est pas une fatalité : elle est la conséquence, de la cupidité et de l’irresponsabilité, et des excès des marchés financiers, ce qui nécessite une nouvelle règlementation. » Et les politiques néolibérales mises en œuvre depuis une trentaine d’années, relayées avec zèle par l’Union européenne avec le soutien des partis socialistes et sociaux-démocrates, elles n’y sont pour rien, dans la crise ?

- « Nous croyons à une économie sociale de marché qui permette à tous de mieux saisir les opportunités offertes par la mondialisation » ; « Les fonds spéculatifs doivent être contrôlés et régulés plus efficacement. » (Poul Nyrup Rasmussen, président du Parti socialiste européen). Mais c’est interdit par le traité de Lisbonne !

Au total, il est nécessaire de sanctionner le PS en ne votant pas pour ses listes. C’est d’autant plus simple que ce parti ne peut invoquer le « vote utile » en sa faveur lors de cette élection, puisqu’elle ne comporte qu’un seuil tour.
(source M'pep)

Publié dans : L'Europe
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Samedi 16 mai 2009 6 16 /05 /Mai /2009 15:03

« Le capitalisme est refondé », c’est par ce cri d’espérance que notre Président de la République concluait la réunion du G 20 du mois d’avril denier. De fait les principaux dirigeants de la planète, aux ordres de la finance internationale, des banquiers et des banqueroutiers, étaient satisfaits du résultat obtenu puisque la crise comme la récession ne constituaient plus, à leurs dires, qu’un mauvais souvenir.


Pourtant, un mois plus tard, la récession est bien là et elle va être sévère pour des populations qui ne sont responsables de rien. L’OCDE annonce une baisse du PIB moyen des pays riches de 4,9% en 2009.

Les conséquences d’une telle situation sont simples. Pour maintenir les profits des fonds spéculatifs qui nous ont menés là ou nous en sommes, les délocalisations vont s’accentuer. Pour maintenir les profits des fonds spéculatifs, à défaut de délocalisation quand ces dernières ne seront pas possibles, on demandera aux salariés de baisser leurs salaires.


Cette récession devrait obliger un gouvernement qui se veut responsable à prendre des mesures d’urgence. Pensez donc. ! Sarkozy comme Fillon « maintiennent le cap gouvernemental ». Pas de hausse de la fiscalité pour faire face aux déficits accrus du fait de la crise déclare Fillon. En clair sans recettes supplémentaires, le Gouvernement va  tailler dans le vif des dépenses et tout particulièrement via la révision générale des politiques publiques prévoyant la suppression de 34.000 fonctionnaires.
 

Par ailleurs, ce même gouvernement va accentuer le bradage du bien collectif que constitue le patrimoine immobilier de l’Etat, tout le monde a en mémoire le scandale de l’immeuble de l’imprimerie nationale, comme il va accentuer les privatisations de services publics..Il faudra pour le même service ouvrir son portefeuille et casquer brâves gens. 

Les usagers de la sécurité sociale comme de  l’hôpital vont  également payer la note. Quant à l’université elle finira bien par être privatisée, ceux qui nous dirigent le pensent tellement fort que cela s’entend.

Enfin la remise en cause du droit social va s’accentuer de diverses manières comme en substituant aux accord collectifs des contrats individualisés ou bien encore en favorisant des statuts du style de celui d’auto-entrepreneur.

Seules les banques et les multinationales s’en sortent bien de cette crise. Elles qui sont à l’origine de la catastrophe et qui ont bénéficié sans contre-partie, pour les  remercier de leurs propres insuffisances, de fonds publics. Les clients des banques eux ne peuvent pas en dire autant. Le taux du livret A est passé à 1,75% et si l’on tient compte des frais de gestion il ne restera pratiquement rien aux épargnants. 

Les fonds spéculatifs vont pouvoir continuer à faire la pluie et le beau temps dans les entreprises et on attend toujours les premières mesures de moralisation promises par Sarkozy et ses amis du G20.

La Suisse qui suit l'affaire de prêt ne s'y trompe pas puisqu'elle vient de proclamer que son secret bancaire ne peut être levé qu’en cas de fraude fiscale mais pas en cas d’évasion fiscale. La nuance est subtile et c'est pourquoi la libre circulation comme la concurrence libre et non faussée ont encore de beaux jours devant elles.

Et si toute cette crise n’était qu’un moyen pour permettre aux financiers d’arriver plus vite à leurs fins avec la complicité de gouvernements vendus?
Jacky Eouzan
1er Secrétaire du MRC 22

Publié dans : Politique Générale
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Vendredi 15 mai 2009 5 15 /05 /Mai /2009 11:42

Élections européennes : le bal des hypocrites


On a le droit de soutenir l'actuelle Union Européenne. On a le droit de la critiquer et de vouloir une autre Europe. Mais on n'a pas le droit de dire vouloir changer d'Europe lorsqu'on est à l'origine de cette Europe-là ! Sauf à reconaître publiquement ses erreurs. Or, entre le dernier discours de Nicolas Sarkozy sur l'Europe et la polémique PS-MoDem après la diffusion du petit clip du premier sur le second, on assiste à un véritable bal des hypocrites.



Élections européennes : le bal des hypocrites
Queques rappels :

- la mise en concurrence des systèmes fiscaux et sociaux des États (Acte Unique Européen) a été votée en 1986 par 100% du groupe socialiste, 100% du groupe UDF et 94,3% du groupe RPR. C'était peut-être une bonne chose, mais que les héritiers de ces partis assument leur choix passé !

- l'indépendance de la Banque centrale européenne (traité de Maastricht) a été votée en 1992 par 97% du groupe socialiste, 91,5% des groupes UDF et 54% du groupe RPR. C'était peut-être une bonne chose, mais que les héritiers de ces partis assument leur choix passé !

- le Pacte européen de stabilité a été signé en 1997 par Jacques Chirac (RPR) et Lionel Jospin (PS). C'était peut-être une bonne chose, mais que les héritiers des anciens cohabitants assument leur choix passé !

- les directives européennes de libéralisation des services publics (services d'intérêt économique général : SIEG) et leurs lois de transposition ont été acceptées et votées indifféremment sous les gouvernement PS et RPR-UDF/UMP. C'était peut-être une bonne chose, mais que les héritiers de ces partis assument leurs choix passés !

Je détaille ce dernier point, vu que le PS accuse précisément le MoDem (dont les élus sont majoritairement des anciens UDF, je le rappelle) de voter avec l'UMP au Parlement européen en faveur de la libéralisation des services publics :

- gouvernements PS (Rocard, Cresson, Jospin) : directive européenne 90/387/CEE du 28 juin 1990, directive européenne 90/388/CEE du 28 juin 1990, loi du 2 juillet 1990, directive européenne 98/10/CE du 26 février 1998, loi du 2 juillet 1990, directive européenne 97/67/CE du 15 décembre 1997, loi d'orientation pour l'aménagement et le développement durable du territoire du 25 juin 1999 (article 19), loi du 10 février 2000, directive européenne 98/30/CE du 22 juin 1998, directive européenne 91/440/CEE du 29 juillet 1991, directive européenne 2001/12/CE du 26 février 2001, directive européenne 2001/13/CE du 26 février 2001, directive européenne 2001/14/CE du 26 février 2001.

- gouvernements RPR-UDF (Juppé) : directive européenne 96/19/CE du 13 mars 1996, loi du 26 juillet 1996, directive européenne 96/92/CE du 19 décembre 1996, directive européenne 95/18 CE du 19 juin 1995,  loi du 13 février 1997.

- gouvernements UMP (Raffarin) : directive européenne 2002/77/CE du 16 septembre 2002, directive européenne 2002/39/CE du 10 juin 2002, loi du 20 mai 2005, loi du 3 janvier 2003, directive européenne 2003/54/CE du 26 juin 2003, loi du 9 août 2004, loi du 3 janvier 2003, directive européenne 2003/55/CE du 26 juin 2003, loi du 9 août 2004, directive européenne 2004/49/CE du 29 avril 2004, directive européenne 2004/50/CE du 29 avril 2004, directive européenne 2004/51/CE du 29 avril 2004.

Laurent de Boissieu
Journaliste politique

Jeudi 14 Mai 2009

A la différence de Laurent de Boissieu je ne pense pas que c'était une bonne chose l'indépendance de la banque centrale européenne pas plus qu'un certain nombre d'autres mesures de libéralisation qui nous ont menées à la recession d'aujourd'hui.
Jacky Eouzan
Publié dans : L'Europe
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Vendredi 15 mai 2009 5 15 /05 /Mai /2009 11:29
Pourquoi les prix de l'électricité et du gaz vont s'envoler


Les prix de marché de l’électricité sont naturellement bien plus élevés que les tarifs dits "régulés" dont nous bénéficions aujourd’hui. Quant aux prix du gaz, ils suivent ceux du pétrole. Avec la libéralisation du marché de l'énergie et la fin programmée des tarifs régulés, la facture énergie des Français risque de subir une forte hausse, de l’ordre de 25%...pour commencer. Celle des entreprises et des collectivités, qui sont entrées les premières dans le système, a déjà augmenté de plus de 60% depuis la libéralisation...



Pourquoi les prix de l'électricité et du gaz vont s'envoler

En décembre dernier, la Commission européenne a ouvert une procédure d'infraction contre la France, au motif que ces tarifs contreviennent à la directive de 2003 instaurant la concurrence [1]. Le 11 mars 2009, elle a étendu son enquête et lancé une perquisition-surprise chez EDF (La Commission soupçonne par ailleurs EDF d'être l'instigateur potentiel d'une hausse des prix sur le marché de gros de l'électricité en France)  

Des textes initiés par la Commission où siégeait M. Barnier et adoptés par les députés UMP 

Trois directives réalisent progressivement le marché unique de l’électricité et du gaz par l’ouverture de ces secteurs à la concurrence (92/92/CE du 19 décembre 1996, 98/30/CE du 22 juin 1998 et 2003/54/CE du 26 juin 2003).

Lors de l'adoption de la dernière en date (2003/54/CE sur la dérégulation du marché de l'électricité), Michel Barnier et Pascal Lamy étaient Commissaires. Au Parlement, PPE (dont Mme Grossetête et M Lamassoure), PSE (sauf Français) et Verts avaient voté "pour" par 351 voix, 79 "contre" (souverainistes, chasseurs, socialistes français, FN) et 114 "abstentions".

Elles ont été transposées par le Parlement français (les 10 février 2000, 3 janvier 2003, 9 août 2004, 13 juillet 2005, 7 décembre 2006 et 21 janvier 2008) 

En théorie, les usagers peuvent choisir entre tarif libre et tarif régulé 

Les entreprises et collectivités depuis 2004, et les ménages depuis le 1er juillet 2007 sont libres de choisir leur fournisseur de gaz et d'électricité.

Ils peuvent opter pour des offres à prix libres ou à prix réglementés par l’Etat. Ces derniers sont évidemment très inférieurs aux prix du marché et fluctuant peu car indexés sur le coût de la vie. 

En pratique, EDF et Gaz de France poussent leurs clients à passer au tarif libre... 

De fait, EDF et Gaz de France, en tant qu’opérateurs historiques, sont les seuls (avec Electricité de Strasbourg et de Grenoble, Usine de Metz) à conserver 2 types de tarifs, le régulé et le concurrentiel. 

Devenues Sociétés Anonymes, avec une concurrence à affronter et des actionnaires à rétribuer, elles doivent pousser au maximum de leurs clients à quitter le tarif régulé, par divers avantages (contrat unique, une seule facture, diagnostiques gratuits d’installation, cafetière offerte, promesse de baisse de la facture la première année et dès la signature etc.)

En 2008, le nombre de foyers ayant souscrit à un fournisseur alternatif a fortement augmenté. Selon la Commission de Régulation de l’Energie (CRE), déjà 698.500 foyers se sont tournés vers un fournisseur alternatif d’électricité (Poweo, Direct Energie etc.), dont au moins un millier sans l'avoir demandé. En effet, les pratiques commerciales douteuses (vente forcée) se développent, comme on l'a déjà vécu avec la téléphonie mobile et la fourniture d'accès à Internet, ou comme au Royaume-Uni : démarchage à domicile, clauses abusives, offres aux prix attractifs sans garantie de pérennité etc.  

 ...et l'usager ne pourra plus jamais revenir au tarif régulé
 

Après avoir testé le tarif libre chez un quelconque opérateur (y compris EDF, GDF), il est définitivement interdit de revenir au tarif réglementé des opérateurs historiques, et ce :  

- dès à présent pour les acheteurs d’énergie en gros (grosses entreprises, hôpitaux etc.)

- à partir du 1er juillet 2010 pour les particuliers et les petites entreprises (consommant moins de 36 kilovoltampères) 

Le passage au tarif libre signifie brusque élévation de la facture et impossible retour en arrière 

C'est l'exemple de l’hôpital de Besançon. En 2004, le directeur de cet hôpital, démarché par ENDESA a quitté EDF et son tarif régulé. La première année, il constata avec plaisir une baisse de 10% sur la facture d’électricité (la concurrence et le marché ont du bon). Douche froide la deuxième année : + 70% sur la facture ENDESA.

Le directeur de l’hôpital demande alors son retour à EDF et au tarif régulé. Il s’entend alors proposer alors par EDF une offre inférieure à 10% de celle d’ENDESA. Dès lors qu’il avait fait jouer la concurrence, il n’était pas possible de revenir au tarif régulé.

Résultat pour l’hôpital : + 50% en 2 ans et en conséquence de ces dépenses budgétaires supplémentaires, il a fallu supprimer des lits (pénalisant les usagers) et des postes de personnel soignant. 

Les menaces sur la facture énergétique des locataires ou propriétaires qui changent de logement


Les contrats d’abonnement au gaz et à l’électricité s'appliquent désormais à la résidence et non plus à la personne : un particulier qui emménage dans un logement dont les précédents occupants avaient opté pour un tarif libre ne pourra plus, à partir du 1er juillet 2010, revenir sur le choix fait par son prédécesseur. 

Pour ceux qui emménagent dans un logement ancien dont le précédent occupant a renoncé au tarif régulé, il y a un risque élevé que leurs factures d'énergie s'alourdissent. Pour ceux qui s'installent dans un logement neuf, en revanche, ils pourront continuer à bénéficier du tarif régulé jusqu'en 2010 pour l'électricité, mais pas pour le gaz.

Pour ceux qui achèteront une maison ou un appartement : si le vendeur était resté au tarif régulé EDF et/ou GDF, pas de problème. S’il avait fait jouer son éligibilité (donc quitté EDF et/ou GDF tarif régulé), il est impossible de prétendre au tarif régulé.

Pour les bailleurs, il y aura des difficultés futures à louer leur logement si ceux-ci ne sont plus au tarif régulé, sachant que la loi leur interdit d’imposer à leur locataire un fournisseur.  

Pour ceux qui bâtiront et raccorderont un logement neuf au réseau de distribution d'énergie après le 1er juillet 2010, il n’y aura pas d’accès au tarif réglementé. 

Après les entreprises, les particuliers doivent s'attendre à une hausse probable de leur facture énergétique, contrairement aux promesses de la directive


Pour les entreprises, les factures d’électricité ont grimpé de 65 %. 

Selon l'UFC-Que choisir, pour les particuliers de plus en plus nombreux qui quitteront les tarifs réglementés, cela représentera en moyenne une dépense annuelle supplémentaire de 1.222 euros pour un ménage de 4 personnes qui éclaire et chauffe son logement à l'électricité.

Dans un rapport de 2002 de l'Ecole des mines, on trouve cette conclusion : 

 « Contrairement à ce qu’ont promis certains commentateurs, et à ce qu’espèrent bien des consommateurs, il est en outre probable que la libéralisation n’apportera pas d’importantes baisses des prix de l’électricité – ceux-ci devraient à terme converger vers le coût marginal de long terme, réalisant précisément le programme que Marcel Boiteux fixait à un monopole d’Etat « éclairé ». En tout état de cause, une part importante du secteur conservera un statut de monopole naturel, et une surveillance étroite des pouvoirs publics à l’égard des mécanismes de marché restera nécessaire. » 

Autrement dit, avant que Bruxelles ne s'en mêle, la France avait une politique énergétique réfléchie et cohérente et au mieux l'Europe mettra une trentaine d'années d'indécision et de facture alourdie pour l'usager avant d'arriver, peut-être, à la même chose.

Nicolas Vignon

L\'Observatoire de l\'Europe

***

[1] Extrait du Communiqué de la Commission : "Ces tarifs artificiellement bas semblent procurer un avantage économique important à certaines entreprises [comprendre : les opérateurs "historiques"] et entraîner des distorsions de concurrence sur le marché unique de l'Union européenne".

Jeudi 14 Mai 2009
Publié dans : Défense des services publics
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Vendredi 15 mai 2009 5 15 /05 /Mai /2009 11:18

REPUBLIQUE ET SOCIALISME

COMMUNIQUE COMMUN (PCF, PG, GU, RS)


« République et Socialisme » soutient le Front de Gauche

pour « changer d'Europe »


Une délégation nationale du Front de Gauche (Parti Communiste Français, Parti de Gauche et

Gauche Unitaire) et les représentants de République et Socialisme se sont rencontrés le mardi 12

mai, au siège du PCF.

« République et Socialisme », qui regroupe des élus, des responsables nationaux, régionaux,

départementaux et des militants républicains issus notamment du Mouvement Républicain et

Citoyen (MRC), a décidé de rejoindre le Front de Gauche pour les élections européennes du 7 juin

prochain.

Mobiliser les électeurs de gauche, conforter et prolonger la dynamique du “NON” au traité

constitutionnel européen de 2005, apporter à la crise des réponses alternatives dans l'intérêt de

celles et ceux qui la subissent et en souffrent et fonder une nouvelle Europe dans l'intérêt des

peuples qui la composent sont les profondes motivations qui animent République et Socialisme. Ces

motivations se retrouvent dans la déclaration de principe du Front de Gauche et dans les actions

menées sur le terrain des luttes et dans la campagne électorale depuis sa création.

Les deux délégations sont convenues de la pleine participation de République et Socialisme à la

campagne du Front de Gauche afin d’amplifier encore la dynamique unitaire en cours.

Paris, le 12 mai 2009.

Publié dans : Politique Générale
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Jeudi 14 mai 2009 4 14 /05 /Mai /2009 15:52

 

 

 

 

 

 

République et Socialisme apporte son soutien aux manifestations contre la loi Bachelot

 

 

Le 14 mai, dans toute la France, sont organisées de nouvelles manifestations contre la loi Bachelot. République et Socialisme apporte son entier soutien aux personnels et médecins en lutte.

 

Personne n’est dupe. Les quelques retouches apportées à la loi Bachelot face à l’opposition de plus en plus large du personnel hospitalier et des médecins ne changeront qu’à la marge un texte qui va encore augmenter l’appauvrissement de l’hôpital public pour le plus grand bonheur des grands groupes hospitaliers privés.

 

Chacun l’a bien compris : le modèle de Sarkozy c’est la société américaine et sa médecine à deux vitesses. Or, faut-il le rappeler ? 35 millions d’américains n’ont pas de couverture sociale et beaucoup d’entre eux n’ont pas les moyens de se faire soigner. Quant aux autres, ils doivent dépenser de plus en plus pour faire prendre en charge leurs frais de santé par des assurances privées qui n’hésitent pas, le cas échéant, à conseiller aux patients de se suicider plutôt que de prendre en charge leur maladie lorsque les chances de survie sont jugées trop faibles !

 

Et c’est cela qu’on voudrait imposer à la France ?

 

N’en doutons pas. Si la loi Bachelot entrait en vigueur les dépenses de santé de nos concitoyens ne feraient que croître pour un service public de plus en plus réduit à la prise en charge des maladies les plus lourdes et les plus couteuses avec de moins en moins de moyens.

 

Derrière la volonté affichée de faire des économies, il y a en réalité l’objectif de rentabiliser au maximum le secteur de la santé, ravalé au rang de simple marchandise.

 

Cette évolution est pour nous inacceptable. La santé est un bien commun qui doit être mis à l’écart de toute marchandisation.

 

Il faut sauver l’hôpital public. Au lieu de s’occuper de sa gouvernance qui a prouvé son efficacité, le gouvernement ferait mieux de s’occuper de la qualité des soins en donnant à l’hôpital public les moyens financiers et humains pour remplir sa mission dans l’intérêt de nos concitoyens.

 

Paris le 14 mai 2009


La politique de Sarkozy se résume en un mot: "Casser les acquisitions sociales du Conseil National de la Résistance, voire même, certains  principes de notre République"

La méthode est simple il suffit de modifier le sens des mots pour faire accepter l'inacceptable par les citoyens que nous sommes.

Ainsi on parle d'Etat providence alors qu'il s'agit, dans l'esprit des membre du CNR, d'un Etat solidaire. La providence c'est du domaine du religieux pas du domaine de la République.

On parle de charges sociales alors qu'il s'agit de contributions à la solidarité nationale.

On s'attaque à l'école à ses enseignants et à ses diplômes, à l'hôpital, aux services publics, au droit du travail en remplaçant les droits collectifs par un vague statut d'auto entrepreneur, ou au travers de relations individualisées du travail. C'est le retour au droit, ou plus exactement l'absence de droits qu'ont connus nos anciens au XIXème siècle.

Et on présente le tout dans le paquet ficelé des réformes indispensables.

Elles sont indispensables pour qui ces réformes? Pas pour l'intérêt général, qui est le propre de la recherche du bien commun républicain, mais pour quelques intérêts particuliers.

Ce sont des raisons non limitatives, tant les attaques contre la république sont nombreuses, pour lesquelles j'irai à titre personnel voter pour le front de gauche le 7 Juin.

Je pense en effet, quelque soit l'élection et son intérêt, qu'un républicain ne doit pas s'abstenir.

Jacky Eouzan

Publié dans : LE MRC
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